Ce qu’on a pas aimé au cinéma en 2018 #FlopCiné2018

Ce qu’on a pas aimé au cinéma en 2018 #FlopCiné2018

Comme chaque année – surtout ces derniers temps -, les studios nous ont régalé en médiocrité voire en nullité. Contrairement à l’année dernière, pas de foirage total type Justice League, bien que je n’ai pas pu voulu tout voir du côté hollywoodien. Donc je suis peut-être passé à côté, qui sait ? Comme je suis passé très, très loin des Tuches et autres suites françaises car, qu’on se le dise, nous français ne laisseront pas aux américains le monopole des processus de création « business friendly » qui conduisent à des long-métrages misérables dans le fond et parfois même dans la forme.

Mortal Engines

Film américain de Christian Rivers. Une communication bien gérée basée sur un extrait et Peter Jackson qui finissent par 2h de déception. Le drame de ce film, c’est qu’il a énormément de potentiel. Mais il a été rogné de tous les côtés si bien que l’intrigue, le développement des personnages et le rythme ont été totalement sacrifiés au nom du business. Les relations entre les personnages paraissent peu crédibles, on se fiche des motivations des uns et des autres, le personnage principal féminin disparaît petit à petit au profit de son love interest masculin, beaucoup de trames sont ruschées… Les problèmes de ce film sont caractéristiques de cette période du cinéma. On met des gens talentueux dans des long-métrages de premier plan et on charcute le tout une fois le produit fini. Alors ils ont réussi, contrairement à Justice League et Suicide Squad à faire un truc vaguement cohérent, mais ça reste une boucherie. Dommage.

Dans la Brume

Film franco-québecois de Daniel Roby. Le pitch est vraiment bon : un nuage vraisemblablement mortel envahit Paris et ne semble pas se dissiper. Deux parents restent au dernier étage de leur immeuble en espérant sortir leur fille, une enfant bulle, piégée quelques étages plus bas. Voilà. Sauf que les deux personnages principaux feront preuve d’une incroyable stupidité tout le long du film. Et on voit tout venir. Et ça devient très vite chiant.

Tomb Raider

Film américain de Roar Uthaug. Warner a conclut que l’échec au box office était dû à Alicia Vikander. J’ignore la proportion de joueurs – à priori le public cible – ne pouvant décemment voir une Lara Croft sans forte poitrine, mais je peux assurer que l’actrice n’est pas le problème du film. C’est même tout le contraire. L’idée de départ avec l’héritage est foireuse, ça manque terriblement d’enjeu et de grandiose et le reste du casting n’est pas franchement convainquant. Voir notre avis complet

Solo: A Star Wars Story

Film américain de Ron Howard. Le processus de réalisation sentait mauvais dès le départ vu que les deux réalisateurs ont été virés en plein milieu. Et comme attendu, c’est globalement inintéressant à part le robot coco et la séquence du fameux record du faucon. Le plus grand regret concernant ce film, c’est que la géniale interprète de Daenerys enchaîne une deuxième production désastreuse d’affilée.

Avengers: Infinity War

Film américain de Joe et Anthony Russo. Tout ça pour ça ? Dix ans de médiocrité pour ça ? Des micro-apparitions de Thanos depuis tout ce temps pour SPOILER faire mourir des personnages dont on sait pertinemment qu’ils vont réapparaître dans des films et séries à venir. FIN SPOILER. Alors qu’Avengers est un peu devenu le McDo du cinéma contemporain (c’est pas terrible mais on sait à peu près ce qu’on va trouver et à dix euros la place, ça compte), Infinity War confirme que Marvel est infoutu de gérer correctement ses enjeux. Ce qui est incroyable quand on sait qu’un de ceux qui a initié cette série est le créateur de Buffy. Alors soit Joss Whedon a eu un coup de bol à l’époque, soit Disney produit des films comme Ronald des hamburgers. J’ai ma petite idée sur la question.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *