Flop 2017 Cinéma : les films mésestimés

Flop 2017 Cinéma : les films mésestimés

L’année 2017 touche à sa fin et elle aura apporté son lot de changements brusques pour nos sociétés comme Trump, la « Start-up Nation » et bien sûr le rachat de la Fox par Disney. Dans la confusion générale, les studios cupides et les indépendants prétentieux nous auront offert un cru de haut niveau dans la médiocrité cinématographique. Voici pêle-mêle ce qu’on a vraiment pas aimé l’année anniversaire de la révolution russe.

Dunkerque

Flop 2017 : Dunkerque

Quel film ! Un des favoris pour les Oscars, il est brillant dans son artisanat avec une image et un son qui irritent nos sens pour une immersion totale sans même un casque de réalité virtuelle. C’est une claque émotionnelle… Mais alors, qu’est-ce que ça fait dans un Flop 2017 me direz-vous ? Deux trames sur trois ont autant de subtilité que Pearl Harbor. Et même s’il n’est pas de bon ton de chier sur lui, le patriotisme mièvre est tout aussi rebutant chez l’anglais Christopher Nolan (Trilogie The Dark Knight) que chez l’américain  Michael Bay.

Notre critique

Justice League

Flop 2017 : Justice League

Dans un monde où deux géants s’affrontent à coup de licences de super-héros, le spectateur est la seule victime. Et Disney devenant le mètre-étalon du genre, Warner n’a pas pu résister à l’appel de la recette magique en allant jusqu’à recruter le druide à son origine, Joss Whedon (Avengers, Avengers: l’ère d’Ultron).

À force de reshoots, il a pu calibrer le film aux attentes du grand public avide de divertissement. Mais un cinéaste n’est pas là pour réaliser ce l’audience veut, mais pour faire une proposition de cinéma, même maladroitement comme Batman v Superman, ne vous en déplaise. Le résultat est un insipide enchaînement d’action et d’humour. DC est mort, longue vie à Marvel.

Spider-Man Homecoming

Flop 2017 : Spider-Man Homecoming

Autant le dire, je suis aussi neutre avec Spider-Man que Laurent Delahousse avec le Président Macron. Mais qu’est-ce que j’aime passionnément chez l’alter-égo de Peter Parker ? C’est son histoire. Bon élève, victime des harceleurs et nourrit par l’éthique de son oncle dont il est responsable de la mort, le lycéen de Brooklyn est partagé entre désir de vengeance et volonté de justice. Le jeune homme araignée est un « boy-scout » assumé qui apprend à gérer ses pouvoirs avec le toute la responsabilité qu’ils incombent. Ça c’est le Spider-Man de Sam Raimi notamment. Aujourd’hui, Tom Holland interprète un ado qui tisse sa toile dans tout New-York parce que c’est « cool ». C’est super, mais on s’en fout…

Notre critique

Song to Song

Flop 2017 : Song to Song

Des histoires de cul en GoPro avec un montage désorganisé. Du pur bullshit sur carte SD.

Notre critique

Le Sens de la Fête

Flop 2017 : Le Sens de la Fête

Non. Ce n’est pas drôle. Un film qui glorifie le petit patronat face aux viles nobles et au paresseux prolétariat n’est pas une comédie, c’est un manifeste du Medef. On se plait, nous français, à moquer pleins d’allégresse la décrépitude du cinéma hollywoodien. Mais, là est la preuve qu’en remplaçant les justiciers costumés par des stéréotypes discriminatoires on obtient le cinéma hexagonal. Lorsqu’on arrêtera de donner du temps, de l’argent (public en plus) et du crédit à ces comédies populo grasses, on pourra faire les malins.

 HHhH

Flop 2017 : HhHH

En voilà un film qui ne sait pas où il va. Partagé entre l’étrange portrait d’un monstre et la glorification hollywoodienne de résistants, HHhH était sûrement un long-métrage qui aurait dû rester à l’état de scénario. Le film se base sur une morale traditionaliste pour condamner un homme qui a joué un rôle important dans le drame de la Deuxième Guerre Mondiale. Le type est ignoble, mais on s’intéresse plus à le présenter comme un mauvais père et un mauvais mari. Il tue des gens mais quel salaud, il travaille trop et s’occupe pas de sa meuf (elle-même nazie au passage) !

Quand aux résistants, on a passé tellement de temps à décrire un personnage avec une « pensée complexe » redoutable qu’il n’en reste plus pour eux. Donc on va faire du Michael Bay, encore. Pour s’attacher à eux, on va leur trouver des copines vite fait et on les  fait mourir en héros avec une petite musique triste dans un final d’un laborieux qui n’est même pas la vérité historique. Ces personnages ont existé, je ne comprends pas comment un sujet pareil a pu être traité avec autant d’inconséquence.

Notre critique

Le Procès du Siècle

Flop 2017 : Le Procès du Siècle

Même sujet, même punition. Entre Trump, Charlie Hebdo, Valls et qui sais-je encore, les complotistes en ont du grain à moudre pour monter les théories les plus invraisemblables sur la maléfique domination israélienne. Et ça va jusqu’à la négation de l’existence de l’éradication des juifs parce qu’ils étaient juifs. Ça aurait été pas mal un film qui traite de ce fameux procès où une historienne américaine a été obligée par la loi anglaise de prouver que l’holocauste a bien existé afin de gagner un procès en diffamation d’un négationniste britannique.

Aucune inquiétude à avoir, ce film n’existe pas, contrairement à ce que prétend le pitch du Procès du Siècle. C’est un long-métrage un peu chiant et ultra personnifié sur l’historienne américaine en question. Voilà. Les américains c’est les plus forts et les plus beaux, les anglais sont cons et radins. Comment passer à côté d’un bon film sur un sujet important.

Notre critique

Kong: Skull Island

Flop 2017 : Kong: Skull Island

Vous connaissez l’histoire de l’artiste qui sait faire de beaux plans iconiques auquel on demande de faire un film sans scénario ?

Notre critique

Alien Covenant

Flop 2017 : Alien Covenant

On dit que passé un certain âge on ne devrait plus conduire. Peut-être que passé un certain âge on ne devrait plus réaliser de films de science fiction à 100 millions de dollars. Si Prometheus était problématique, Alien Covenant touche le fond. Un slasher sans intérêt avec des personnages nuls qui meurent avant d’avoir été proprement introduis pour finalement ridiculiser la créature qu’il avait lui-même introduite dans un pudding religieux bien lourd. Faut arrêter les dégâts, c’est plus possible.

Notre critique

La Belle et la Bête

Flop 2017 : La Belle et la Bête

Notez à quel point Disney s’est fait une place de choix dans ce Flop 2017 à travers ses différentes filiales rachetées au gré des vents. Mais c’est sous sa propre bannière que le studio aux grandes oreilles a selon moi réalisé le pire affront au septième art. La Belle et la Bête est l’adaptation dite « live » du dessin animé La Belle et la Bête du même Mickey sorti dans les années 90. Et il était très bien.

Autant Maléfique racontait une histoire différente de La Belle au bois dormant, mais là non. Ils ont réussi l’exploit de reprendre le film d’animation plan par plan, mais en moins bien. La plus grande performance de cette adaptation, c’est d’avoir réussi à se faire boycotter par les milieux conservateurs pour y avoir introduit un personnage efféminé homosexuel. Soit une belle campagne de publicité gratuite pour un geste à mon goût plus réducteur que « gay-friendly ». Qu’attendre de mieux d’eux que du pur mercantilisme me direz-vous ?

Notre critique

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