Ghost in the Shell : bien inspiré

Ghost in the Shell : bien inspiré

Après Lucy et les Avengers, Scarlett Johansson confirme sa position d’icône d’action de la décennie avec l’adaptation du manga Ghost in the Shell.

Commençons par signaler mon ignorance totale des Ghost in the Shell originaux tous supports confondus. Ce film est ma première expérience avec ce personnage et cet univers.

Le monde de demain

Rupert Sanders est resté discret depuis le très inintéressant Blanche-Neige et le chasseur. Pour sa nouvelle réalisation, il n’y aurait pas grand chose à reprocher, notamment dans sa vision du futur où l’homme et son environnement sont augmentés. Il y a toujours quelque chose à voir dans le fond de l’image, notamment avec les personnages animés en trois dimensions qui se déplacent en permanence dans le décor. On reconnait tout de suite le folklore technologique tokyoïte ramené à un futur crédible, où les plus faibles classes sociales vivent dans des conditions proches de nos jours quand les plus aisés possèdent les meilleurs équipements dans les environnements les plus futuristes.

Le rapport de l’homme à la machine est également traité à travers le transhumanisme ou l’humain augmenté. À commencer par le personnage principal, le major interprété par Scarlett Johansson, qui est une machine avec un cerveau humain, donc une âme humaine. Elle se questionne beaucoup sur le sens de son existence, le fait d’être une machine avec une âme humaine. De l’autre côté, les humains qui ont les moyens peuvent s’améliorer à l’aide des technologies. Ça va d’un nouveau foie pour supporter les barathon aux upgrade du cerveau en contant évidemment ce qui commence à se développer aujourd’hui, les prothèses de remplacement des membres, des yeux, etc…

Environnement vidéo-ludique

Encore une fois, je ne peux pas savoir si ces éléments étaient déjà présents dans l’original. Mais, on y retrouve beaucoup d’éléments qui me rappellent Tron . L’affichage de souvenirs en trois dimensions que le Major peut traverser m’a rappelé The Division d’Ubisoft. La connexion au robot Geisha où le personnage principal a pu intégrer sa mémoire, plus le hack rappelle Tron. Donc, bien vu pour un film d’inspiration japonaise. On sent que le rajeunissement des réalisateurs de blockbusters participe à rendre l’informatique et les interfaces homme-machine beaucoup plus cools et moins ridicules qu’on pouvait le voir dans le temps.

Scarlett Johansson, l’icône d’action

Plus jeune, Bruce Willis avec les Die Hard et Armageddon représentait pour moi l’icône d’action des années 80/90, même s’il y avait aussi Stallone, Schwarzenegger et bien d’autres. Ça reste une opinion, mais aujourd’hui, cette place a été prise par Scarlett Johansson. Assez sexualisée dans Iron Man 2, elle a finit par trouver sa place dans l’univers Avengers, jusqu’à rester finalement un des seuls personnages intéressants de cette saga, et de loin le plus badass puisque c’est une guerrière qui se bat sans artifice ni pouvoir magique. La chose s’est un peu confirmée avec Lucy de Luc Besson, et là avec Ghost in the Shell.

S’ils font des suites (ce qui serait chouette), Scarlett Johansson pourrait obtenir un rôle récurrent de premier plan, ce que Marvel n’a pas été foutu de lui offrir alors qu’on sens que ce personnage a beaucoup de potentiel. De là à dire que les mentalités changent avec Hollywood, il n’y a qu’un pas. Ceci dit, je ne le franchirais pas car il faudra voir les résultats du box office. En effet, ce vieux remake tout moisi de La Belle et la Bête qui se veut féministe mais qui reste un film de princesse fait un carton, la Veuve Noire n’a toujours qu’un second rôle et maintenant c’est notamment celle d’amoureuse transie de la grosse bêbête verte et enfin Lucy ça compte pas, c’est un film de Besson. Donc un personnage féminin fort c’est normal chez lui. Donc à suivre…

L’avis de Marcel : ★★★★☆
C’est donc un bon blockbuster, bien travaillé avec un vrai univers intéressant, bien cool, bien moderne et qui pose des questions existentielles. Seulement, il y a beaucoup de choses à traiter et il faut faire avancer l’histoire, on sera donc un peu frustrés par la fin et on ne souhaite qu’une chose, c’est d’en voir plus. Croisons les doigts (et allons le voir au cinéma, ce sera plus efficace pour espérer une suite).

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