Kong : Skull Island, ou l’entêtement du Cinematic Universe

Kong : Skull Island, ou l’entêtement du Cinematic Universe

Après Batman v Superman, après Suicide Squad, Warner Bros. a décidé qu’un seul univers cinématographique ne suffisait pas. Kong : Skull Island se déroule donc quarante ans avant le dernier Godzilla. Est donc actée la fondation du « MonsterVerse » et le studio persiste à faire les mêmes erreurs. Et ça devient pénible.

Réalisateur et acteurs

Avec Tom Hiddleston (ThorHigh Rise, Crimson Peak), Brie Larson (Oscar de la meilleure actrice pour Room, bientôt Miss Marvel) et Samuel L. Jackson, on sent que le budget salaire du film doit être assez haut. Bon, et ils sont biens dans leurs rôles, malgré que ceux-ci soient insipides et je ne parle même pas de leurs dialogues. En gros y’a le militaire impérialiste bourrin, Nathan Drake et Lara Croft. Et ils n’ont que très peu d’intérêt si ce n’est les stéréotypes auxquels ils sont associés. Ils vont errer dans ce « survival » un peu gore (genre « on est trop des fous, inspiration Deadpool, les bras coupés c’est la vie ») sans être spécialement atteint par ce qu’il s’y passe.

Jordan Vogt-Roberts est le réalisateur déjà très talentueux de ce nouveau King Kong. Petit nouveau dans le monde des blockbusters, la réussite est notamment visuelle. De ce côté tout est excellent. Les effets spéciaux remarquables, la bonne 3D, les plans déjà iconiques et les rappels permanents aux films sur la guerre du Vietnam. Mais à côté de ça, ce film est complètement creux, sans intérêt, et rempli d’incohérences et d’éléments dérangeants. Kong lui-même est parfois présenté comme un animal pas bien malin. D’autre fois, il est complètement humanisé dans sa façon d’être. Un moment il est trop con pour se libérer de ses chaînes, et deux secondes plus tard il se sert d’une hélice comme d’un poing américain… Non ! Et je ne mentionne même pas tous les trucs hautement improbables qui se déroulent dans la scène finale.

DCEU, MCU,Universal Monsters & MonsterVerse

Ces noms ne vous disent rien ? Et pourtant, c’est la base du nouveau cinéma hollywoodien de masse. Les univers étendus, comme les Marvel avec des films indépendants pour chaque personnage et des films de réunion comme Avengers. Depuis il y a eu Batman v Superman, et maintenant Kong auquel devrait suivre la suite du Godzilla de Gareth Edwards (Rogue One) et Godzilla vs. Kong.

Warner Bros. est à l’origine du DCEU (DC Comics Extended Universe) qui réunit Batman, Superman, Wonder Woman et les autres a débuté techniquement avec Man of Steel mais s’est réellement lancé comme univers l’an dernier avec Batman v Superman et Suicide Squad. Et ces deux films ont eu de gros problèmes de scénario et de montage. Ils étaient pas moches ou mal réalisés, mais hautement incohérents. C’est alors qu’un niveau d’interférence du studio dans le processus créatif alors jamais vu a été atteint.

On ressent dans Kong, également à l’initiative de Warner Bros., ce même problème. Avec ces personnages fades et stéréotypés ou cette histoire creuse sans réel intérêt. On va d’un point A à un point B avec x morts dont on se fout, x qui sont tristes, une vague origin story au milieu, des gentils et des méchants, deux ou trois rappels aux King Kong originaux et une bataille finale qui n’en finit plus. Plus une scène post-générique aussi fade et incohérente que le reste. Fallait le faire.

L’avis de Marcel : ★★☆☆☆
Ça va finir par se casser la gueule ce système. Entre le films pas finis chez Warner Bros. et les films qui se ressemblent tous chez Marvel, ça devient lassant. Quand on a rien à dire de nouveau, autant s’abstenir.

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