Les chaînes YouTube sur le cinéma

Les chaînes YouTube sur le cinéma

Vous aimez le cinéma ? Allociné n’est pas assez riche et n’avez pas envie de vous abonner à un magazine spécialisé ? Heureusement, YouTube dispose de plusieurs chaînes en français pour assouvir cette passion. Nous vous proposons une sélection de cinq d’entre elles, différentes et complémentaires.

Karim Debbache : jeux vidéo et chroniques

Commençons par un YouTubeur qui a fait des chroniques pour jeuxvideo.com et Dailymotion. Logique. D’abord Crossed, son émission sur des films liés de près ou de loin au jeu vidéo, qui est aussi disponible sur YouTube. Beaucoup de long-métrages – souvent mauvais – y sont décortiqués avec profondeur. Ensuite Chroma (CHRonique cinéMA), en exclusivité sur la plateforme française, s’attache sur chaque épisode à traiter d’un film en détail, le bon comme le mauvais. Les émissions donnent beaucoup d’informations poussées et bien expliquées. Le tout est assez drôle, et on apprécie la volonté de Chroma d’essayer d’expliquer les défauts de certains films quand c’est faisable. Mention spéciale pour l’épisode concernant Signes avec une théorie très intéressante.

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Le Fossoyeur de films : le cinéma mis en scène

Ce créateur utilise un personnage de fossoyeur accompagné d’une pelle « magique » vivante. Ensemble, ils traiteront de plusieurs sujets, centrés sur un film ou sur des sujets plus vagues comme les suites de trop. Sur sa chaîne, il cherchera à se diversifier, en particulier avec des critiques de films récemment sortis au cinéma. L’aspect appréciable de ces « Après-séance », c’est qu’il ne prend pas de malin plaisir à démonter systématiquement tout ce qu’il voit. Il va même globalement défendre le cinéma de genre, alors qu’il est plutôt de bon ton de taper dessus. Ça change des critiques plus classiques, et il connait son sujet comme le prouve son doctorat sur le thème qui nous intéresse ou certains courts-métrages présents sur sa chaîne. Lui aussi a une émission exclusive sur Dailymotion : Film Wars, présentant des tournages si compliqués qu’ils en sont devenus mythiques.

Ginger Force : du livre au film

La chaîne YouTube se concentre sur la comparaison entre des oeuvres littéraires et leurs adaptations cinématographiques. La créatrice nous fera constater par exemple que Minority Report est bon intrinsèquement tout en étant une mauvaise adaptation. Les oeuvres traitées sont plutôt populaires et concernent le livre jeunesse, les classiques, les comics ou les BDs. Elle a également réalisé des documentaires très intéressants sur Stephen King ou Roald Dahl. Il existe une autre émission sur les sujets de société : Un pavé dans la mare. Comme le documentaire sur l’auteur du Bon Gros Géant, Ginger Force propose un contenu de qualité avec des digressions sur l’humour ou la transidentité.

Les Chroniques de Vesper : ode à la pop sur YouTube

Le nom vient à priori de sa passion pour James Bond, traité dans un live assez fourni, un reportage à l’exposition qui a eu lieu à Paris et une vidéo Casino Royale en commun avec Dave Sheik. Elle a également pu nous emmener à la Star Wars Celebration à Los Angeles. À part ça, Vesper nous propose une formule globalement assez classique, avec un film une émission. En plus d’une série sur les personnages féminins de Batman, ou les héroïnes badass, elle traitera notamment Watchmen ou Die Hard.

Le cinéma de Durendal a raison

Chaîne YouTube très complète. En plus des critiques assez régulières il propose des détournements et une série plus technique. Sa particularité, c’est l’émission « Pourquoi j’ai raison et vous avez tort« . Vexant à priori, mais c’est l’occasion pour le YouTubeur d’exposer ses connaissances très vastes sur le sujet. Questionnement sur la 3D, ou le dilemme entre la VF et la VO, l’émission fera surtout des rétrospectives sur des franchises ou des réalisateurs. Il est réconfortant de voir quelqu’un qui s’y connait défendre les bilans de Luc Besson, Roland Emmerich ou Harry Potter. C’est ici le point commun entre toutes ces chaînes qui vont soutenir, connaissances à l’appui, un cinéma populaire au sens noble du terme. Certes pas un cinéma à César, mais pas non plus un cinéma d’abruti.

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