Passengers : enfermés dans l’espace

Passengers : enfermés dans l’espace

Au milieu de Disney (Disney / Pixar / Marvel / LucasFilms) et Warner Bros. (DC Comics), Sony essaie d’exister après avoir plus ou moins perdu la licence Spider-Man. C’est avec Passengers, soit un bon concept porté par un très bon casting, que Columbia Pictures essaie de tirer la couverture et de nous divertir. C’est plutôt réussi.

Réveil précoce

Elon Musk veut aller sur Mars. C’est pas la porte d’à côté, mais c’est faisable à l’échelle d’une vie. Passengers nous présente un avenir où l’univers est à notre portée. Ainsi Jim, interprété par Chris Pratt, se réveille 90 ans trop tôt lors d’un voyage vers un nouveau monde. Il finira par réveiller une autre passagère, prétendant à un autre accident. Pendant tout ce temps, d’autres bugs viendront accompagner leur aventure seuls dans ce vaisseau spatial.

Two Passengers… And a Robot

On suit donc les tribulations de deux personnages humains dans un vaisseau, donc dans un espace limité. Ils ne sont accompagnés que d’un androïde, un barman robot interprété par Michael Sheen. Les intérêts sont multiples. Déjà la première partie consacrée à la décomposition du personnage de Chris Pratt, où ce dernier se montre plutôt convaincant. Aux antipodes de Jurassic World, donc. Le film repart de plus belle dès le réveil de Jennifer Lawrence qui apporte immédiatement au film sa présence. Ce qui servira plus tard quand [SPOILER] elle découvrira le pot aux roses.

Que la relation se passe bien ou pas, le film montre bien l’enfermement des personnages. Ils ne peuvent pas s’échapper de la navette, ils ne peuvent échapper à leur situation. Ils vont mourir de vieillesse dans un palace flottant. Sans être claustrophobique, ces éléments apportent, avec le jeu des acteurs, beaucoup d’intérêt à un blockbuster où il ne se passe pas grand chose.

Le coup de la panne

En fait, l’aspect le plus intéressant du film, c’est la solitude et les limites physiques de l’environnement des personnages. À vrai dire, on s’en contenterai largement. Mais c’est bien un film hollywoodien et la dynamique entre les personnages finit par être étouffée par une séquence d’action dont l’intérêt se fait peu ressentir. En feuilletant la fiche Allociné du réalisateur, Morten Tyldum qui a réalisé Imitation Game, on peut lire que le projet sent bon les Oscars. Sur le papier, oui. Mais cette fin pas franchement sentie comme voulue par le réalisateur qui l’aura vaguement bâclée vient prendre du temps sur le développement des personnages et leurs intrigues personnelles. Le film est bien amené mais finit par se presser pour arriver à un final feu d’artifice, boom boom, ils sont tous morts, ah en fait non. C’est dommage. Mais ça reste un bon moment.


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